"Tu m'as rencontré à un moment étrange de mon existence, maintenant ça va aller."
04/01/08
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Après avoir touché le fond je ne pouvais que remonter. Et c'est sans effort que mes yeux ont redécouvert la lumière. Comme à chaque fois, je me suis laissée porter par Eux. Je n'arrive même pas à me souvenir ces quelques jours d'incertitudes. C'est les grains de sable coincés dans la doublure de mon manteau qui me rappellent cet après-midi où, face à la mer, mes larmes ont coulés irrépressiblement. Ces grains de sables qui me rappellent mon éternelle contradiction, ma trop grande conscience de l'éphémérité du bonheur, mon manque de confiance en moi qui entraine une remise en question permanente de chacune de mes décisions. Et le retour sur Paris. Banlieue. Sa démarche titubante, son regard lointain, et pour la première fois je fuis. ▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄▄
Cette nuit là je ne l'ai pas passé chez moi, et c'est là que commence mon envol. J'ai pleuré dans ses bras. J'avais à mon poignet une petite chaine argenté, il portait une chemise couleur chocolat avec un petit c½ur cousu sur l'étiquette. "Tu veux te réveiller près de moi demain?". Et je me suis réveillée près de lui le lendemain. Je l'ai regardé dormir longtemps. Il est beau. Vraiment. Je me suis blotti contre lui. J'ai souris. Quand j'ai refermé la porte d'entré derrière moi il dormait encore et sur son canapé il y avait quelques mots griffonnés sur un petit bout de papier. "...le plus doux réveille de toute ma vie...". Puis la soirée chez Gaya. On fait les courses toutes les deux, on a les bras chargés de cochonneries et on passe devant le bar qui fait l'angle au rond point. Il est là, près du baby-foot, et c'est le mien =). Narguilé, éclats de rire, tartines made Lulu etc... C'est le retour à minuit, de chez elle à chez moi, qui m'enchante. On virevolte dans la rue en racontant n'importe quoi. On trouve un bouquet dans une poubelle. Des Lys à peine éclots. De l'amour piétiné, le refus d'une deuxième chance,...Le lendemain Gaya et Lulu qui s'impatiente en bas de son immeuble, il fait nuit, on traverse la ville. Chez Benji. =D. Des films jusqu'à 3:OO, ponctués par des bavardages incessants, on est assis les uns sur les autres. Ca va, ça vient. On se retrouve à quatre dans une petite chambre. Tous le monde dort. Nous on se bidonne. Jusqu'à 1O:OO. C'est Lulu. Et je suis remplie de bonheur. De l'esclave orientale enchainée à la névrosée qui veut marcher au plafond, tout son répertoire y passe. On à pas dormis de la nuit et le manque de sommeil agit sur nous comme de l'alcool à 80°. On retraverse la ville, en chantant, en dansant, en riant, en s'aimant très fort. Et dire que demain c'est 2008. On se retrouve le soir chez moi. On détourne les accessoires du nouvel an [Voir photo + : "Femme des années 80, lalalala... » Dédiasse TobZ]. On prépare les toasts, on papote. Gaya s'en va, Tobago s'en va. Benjy et Adrien en bas de chez moi + Lulu. Je les laisse quelques immeubles plus loin.
Chez Lui. César, Clown, Chinoise, Cowboy, Chat, Cuisinier, Chirurgien, Cupidon. On mange des nems toutes la soirée et les garçons se dandines. Je suis bien au milieu d'eux. Valentin me chuchote "J'ai acheté un autre cousin". Et je regarde ce grand lit où désormais j'ai ma place, celle de droite et le plus confortable des coussins du monde. Je l'aurais mangé tout cru.
23:59 le dernier bisou de l'année.
OO:OO le premier bisou de l'année. O
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...[1er Janvier 2008] Le jour où...
La preuve que CmV, peut être même un peu trop, des fois. Il vient manger à la maison. En faite, je ne m'y sens plus chez moi. Les murs de l'appartement me paraissent froids et reflètent une image de moi si lointaine. Parce qu'il y a eu un avant et un après. Des fois, je me sens un peu comme ce Lys que j'ai sortis de la poubelle et qui chaque jour ouvre un peu plus ses pétales. Il croise A. et G. Elles s'occupent si bien de moi. Sans Elles...j'aurais été si...enfin, j'aurais eu l'impression de...L'important c'est qu'Elles soient là. Avec Gaya on se mange les derniers p'tits fours du réveillon. Et bas mon pote ! Dé-li-cieux ! Puis...La soirée chez Anna. Et ça, ça claque ! G.H.M.A.C. On mange comme des princesses et on rigole bien, c'est si agréable. L'air de rien. On a nos anecdotes préférées, celles qui nous font rire à chaque fois, nos habitudes...G. me ramène chez Valentin à minuit dans sa petite voiture.
« Je t'aime bien plus que tu ne le pense, un peu plus chaque jour. Je...je suis très amoureux de toi, je pense tout le temps à toi, je suis si bien avec toi... » et j'ai les larmes aux yeux alors je ne dis rien.
Il a la peau douce.
Et je suis amoureuse comme je ne l'ai jamais été.- Je fais pousser des nénuphares-
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